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La loiMis à jour le 24 septembre 2026

Protection des données

Le RGPD et votre label : qui fait quoi

Les noms, les adresses, les coordonnées bancaires et les contrats de vos artistes sont des données personnelles. Voici ce que le règlement européen demande à un label, s'il s'applique au vôtre, ce que Labelmate fait pour vous, et ce qui reste entre vos mains.

Cette page vous informe ; elle ne constitue pas un conseil juridique.

Deux cadenas sur une porte peinte en orange et jaune.

Le règlement

Le RGPD, en bref

Le RGPD, ou règlement général sur la protection des données, est le règlement (UE) 2016/679. Adopté le 27 avril 2016, il s'applique depuis le 25 mai 2018. C'est un règlement, pas une directive : il est directement applicable dans chaque pays de l'Union, en France comme en Belgique, où Labelmate est édité.

Il protège les personnes physiques, c'est-à-dire les êtres humains, à l'égard du traitement de leurs données personnelles. Une donnée personnelle, c'est « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable » (article 4) : un nom, une adresse, un numéro de compte, un e-mail. Et un traitement, c'est presque tout ce qu'on peut en faire : les collecter, les enregistrer, les ranger, les consulter, les transmettre ou les effacer.

Chaque pays de l'Union a son autorité de contrôle, qui veille à son application : la CNIL en France, l'Autorité de protection des données en Belgique. Le texte complet se lit sur EUR-Lex, le site officiel du droit de l'Union, et sur le site de la CNIL.

Où que soit votre label

Votre label est hors de l'Union européenne ?

Le RGPD s'applique à un label établi dans l'Union européenne, où que vivent ses artistes. Il peut aussi s'appliquer à un label établi ailleurs, par exemple aux États-Unis ou au Canada, lorsqu'il propose des biens ou des services à des personnes qui se trouvent dans l'Union, ou qu'il suit leur comportement dans l'Union (article 3). Sinon, ce sont les lois de votre pays qui fixent vos obligations : au Royaume-Uni, le RGPD britannique ; au Canada, la LPRPDE ou la loi de votre province ; aux États-Unis, des lois d'État comme la loi californienne (CCPA), selon votre taille et l'endroit où vous travaillez.

Labelmate, lui, est établi dans l'Union : le RGPD encadre tout ce que nous faisons de vos données, où que soit votre label. Et ce que décrit cette page reste une bonne pratique partout : savoir ce que vous gardez et pourquoi, le protéger, et répondre aux personnes qui vous le demandent.

Pourquoi vous

Un label traite des données personnelles tous les jours

Payer un artiste, c'est manier ses données : son nom, son adresse, ses coordonnées bancaires, son contrat, ses relevés, les e-mails échangés avec lui ou avec son manager. Dès qu'un label garde ces informations, dans un tableur, une boîte mail ou un classeur, il les traite au sens du RGPD.

Vos artistes ne sont pas les seuls concernés. Artistes invités, producteurs, managers, avocats, interlocuteurs chez le distributeur : toute personne nommée dans un contrat ou dans un e-mail l'est aussi.

Le RGPD ne vous interdit pas de le faire. Il vous demande de traiter ces données pour des raisons précises, de n'en garder que ce qui sert et pas plus longtemps que nécessaire, de les protéger, et de pouvoir répondre aux personnes qui vous interrogent.

  • Identité et coordonnées de vos artistes et de leurs contacts
  • Coordonnées bancaires, pour les payer
  • Contrats, avances, montants et relevés
  • E-mails et documents échangés
Des chemises jaunes et roses et un stylo, sur une table en bois.
« responsable du traitement », la personne physique ou morale, l'autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d'autres, détermine les finalités et les moyens du traitement […]
Règlement (UE) 2016/679, article 4, point 7 · EUR-Lex

Les rôles

Qui est responsable de quoi

Le RGPD distingue celui qui décide, le responsable du traitement, de celui qui agit pour son compte, le sous-traitant. Avec Labelmate, les rôles se répartissent ainsi.

Votre label décide

Pour les données de vos artistes et de vos contacts, votre label est le responsable du traitement : c'est lui qui décide pourquoi il les traite, ce qu'il en garde et combien de temps. Nos conditions le disent ainsi, et il doit avoir le droit de traiter ces données.

Labelmate agit pour vous

Là où les données du label passent par nos services, ou par notre équipe pendant la mise en route, Labelmate agit pour son compte, comme sous-traitant (article 28). Un accord de traitement des données fixe ce que nous faisons et dans quelles limites ; il fait partie de nos conditions et s'applique dès que le label utilise Labelmate.

Trois sous-traitants ultérieurs

Nous faisons nous-mêmes appel à trois prestataires. Cloudflare héberge notre relais, le service qui synchronise les ordinateurs d'un label : ce qu'il garde est conservé dans l'Union européenne, et ses requêtes passent par le réseau mondial de Cloudflare. Anthropic lit le texte des documents et des e-mails que l'app garde, les numéros sensibles masqués, aux États-Unis, si le label active l'IA. Google héberge notre messagerie (Google Workspace), où arrivent les e-mails qu'un label nous envoie, dans et hors de l'Union européenne. Nous prévenons le label au moins trente jours avant d'en ajouter ou d'en remplacer un ; s'il s'y oppose pour un motif raisonnable, il peut mettre fin au service.

Pour nos propres besoins

Quand vous demandez l'accès ou que vous nous écrivez, Labelmate est responsable du traitement de ces données-là. Notre politique de confidentialité dit lesquelles, pourquoi, et combien de temps nous les gardons.

Ce que fait Labelmate

Les données de votre label restent sur vos ordinateurs

Labelmate est une app de bureau pour Mac et Windows, pas un site. Les e-mails qu'il lit, les contrats, factures et rapports qu'il classe, les relevés qu'il prépare : tout est enregistré dans une base chiffrée, sur les ordinateurs du label. Sa clé est gardée dans le trousseau sécurisé du système, l'espace protégé où Mac et Windows rangent les secrets. Nous n'avons accès à rien de tout cela, hormis ce que le label choisit de nous confier pour sa mise en route ou pour « Relevés gérés pour vous ».

La boîte mail est lue en lecture seule : Labelmate n'y déplace et n'y supprime rien, et son mot de passe ne nous est jamais envoyé.

Quand plusieurs ordinateurs du label travaillent ensemble, chaque modification est scellée avant de partir : chiffrée sur l'ordinateur, avec des clés qui ne le quittent jamais. Si le label publie l'espace d'un artiste, sa page est scellée de la même façon, sous une clé qui ne voyage que dans le lien envoyé à l'artiste. Notre relais, dont la base de données est dans l'Union européenne, ne transporte que ces copies et ces pages scellées, que nous ne pouvons pas lire. Pour fonctionner, il voit tout de même ceci :

  • Les identifiants techniques de l'espace du label et de ses ordinateurs, et leurs clés publiques, faites pour être montrées
  • La taille et la date des copies scellées
  • L'adresse IP des requêtes, y compris celle du navigateur qui ouvre une page d'artiste
Un coin de bureau épuré, avec un ordinateur et des plantes.

L'IA

L'IA ne lit rien tant que vous ne l'activez pas

La lecture par l'IA est facultative, et reste éteinte tant que le label ne l'active pas. Une fois activée, l'app envoie à Claude, le modèle d'IA d'Anthropic, deux sortes de textes : celui d'un document, un contrat ou une facture, pour proposer les valeurs à reprendre (un taux, une avance, un montant), et celui des e-mails qu'elle garde (l'objet et ce que l'expéditeur a écrit), pour repérer qui attend une réponse du label.

Avant l'envoi, les IBAN, les numéros de carte et les numéros de sécurité sociale sont masqués, et les lettres d'information, les notifications et les envois de musique ne partent jamais. Ni le fichier ni la boîte mail ne partent, mais le texte peut contenir des noms et des montants. L'app appelle Anthropic directement, avec la clé d'accès de Labelmate : le texte ne passe pas par nos serveurs.

Anthropic traite ce texte aux États-Unis, comme notre sous-traitant, et ses conditions commerciales excluent l'utilisation de ces données pour entraîner ses modèles. Il supprime ces textes et ses réponses dans les 30 jours, sauf s'il doit les garder plus longtemps pour faire respecter sa politique d'utilisation ou parce que la loi l'impose. Ce transfert hors de l'Espace économique européen repose sur les clauses contractuelles types de la Commission européenne, des contrats modèles qu'elle a adoptés, inscrites dans l'accord de traitement des données d'Anthropic.

  • Désactivable à tout moment, dans les réglages
  • Chaque valeur vérifiée dans le texte du document
  • Rien n'est enregistré sans l'accord d'une personne du label
  • Un plafond mensuel limite ce qu'elle lit
Des mains tapent sur le clavier d'un ordinateur portable, près d'une fenêtre.

Exemple

Le parcours d'un contrat reçu par e-mail

Un contrat arrive dans la boîte du label. Voici où il se trouve à chaque étape, et qui peut le lire.

ÉtapeOù il se trouveQui peut le lire
Il arrive par e-mailDans la boîte du label, chez votre fournisseur de messagerieCeux qui avaient déjà accès à la boîte ; Labelmate le lit sans rien y changer
Labelmate le classeDans la base chiffrée, sur l'ordinateur du labelLe label, sur ses ordinateurs
L'IA le lit, si vous l'avez activéeSon texte part chez Anthropic, IBAN et numéros de carte et de sécurité sociale masquésAnthropic, le temps de la lecture ; supprimé chez lui dans les 30 jours, sauf exceptions de ses conditions
Un collègue l'ouvre sur son ordinateurIl voyage en copie scellée par notre relais, qui la garde dans l'Union européenneLes ordinateurs du label ; le relais ne peut pas l'ouvrir
Le label fait une sauvegardeUn fichier chiffré, dans vos DocumentsLe label : la sauvegarde reste chez vous

Un exemple : si l'IA reste éteinte, l'étape 3 n'a pas lieu.

Ce qui reste entre vos mains

Sur quelle base traiter les données de vos artistes ?

C'est au label de le déterminer. L'article 6 du RGPD prévoit six bases légales, les raisons qui rendent un traitement licite : le consentement n'en est qu'une, à côté par exemple de l'exécution d'un contrat ou du respect d'une obligation légale. Labelmate ne choisit pas pour vous ; un conseil peut vous y aider.

Faut-il informer vos artistes ?

Le RGPD demande au responsable du traitement d'informer les personnes dont il traite les données : qui il est, pourquoi et sur quelle base il les traite, à qui il les transmet (articles 13 et 14). Nos pages décrivent précisément ce que Labelmate et ses sous-traitants en font, si vous devez l'expliquer.

Un artiste demande à voir ses données. Qui lui répond ?

Le label : ces données sont sur ses ordinateurs, et nous n'y avons accès que s'il nous les confie, pour sa mise en route par exemple. Le RGPD prévoit une réponse dans un délai d'un mois, qui peut être prolongé de deux mois selon la complexité et le nombre de demandes (article 12). Dans l'accord de traitement, nous nous engageons à vous aider à répondre.

Faut-il tenir un registre ?

L'article 30 demande à chaque responsable du traitement de tenir un registre de ses activités de traitement, avec des exceptions que ce même article précise. Si vous en tenez un, notre accord de traitement des données décrit ce que Labelmate traite pour vous, où, et pendant combien de temps.

Et la sécurité de vos ordinateurs ?

Labelmate chiffre la base du label sur chaque ordinateur, mais les ordinateurs restent les vôtres : qui s'en sert, leur mot de passe, leurs mises à jour. Gardez aussi vos sauvegardes en lieu sûr : si le label perd tous ses ordinateurs et les moyens de restaurer ses sauvegardes, personne, pas même nous, ne peut récupérer ses données.

Nos engagements

Ce que Labelmate s'engage à faire

L'accord de traitement des données met nos engagements par écrit. En voici l'essentiel.

Vous aider, et vous laisser vérifier

Nous aidons le label à répondre aux demandes de ses artistes et de ses contacts, à mener une analyse d'impact (l'étude des risques d'un traitement pour les personnes) si elle est nécessaire, et à respecter ses obligations de sécurité. Une fois par an, il peut vérifier que nous tenons ces engagements.

Garder peu, et pas longtemps

Les copies scellées et les pages d'artistes restent sur le relais tant que le label utilise Labelmate, puis sont supprimées au plus tard un mois après sa demande ; une page retirée l'est tout de suite. Ses données, elles, restent sur ses ordinateurs ; ce qu'il nous confie pour sa mise en route ou pour « Relevés gérés pour vous » est supprimé dans le délai que fixe l'accord de traitement des données.

Vous prévenir vite

Si nous constatons une violation de données personnelles concernant le label, comme une perte, une fuite ou un accès non autorisé, nous le prévenons sans retard injustifié, et au plus tard 48 heures après en avoir pris connaissance. Le RGPD lui demande ensuite de notifier l'autorité de contrôle compétente (en France, la CNIL) dans les meilleurs délais et, si possible, sous 72 heures, sauf si la violation n'est pas susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes (article 33).

Dire ce qui manque

Notre page Sécurité dit aussi ce que nous n'avons pas encore : aucun test d'intrusion par une société extérieure, aucune certification SOC 2 ou ISO 27001. Vous jugez le reste en connaissance de cause.

Vos prochains relevés, sans tableur.

50 % de remise la première année pour les 10 premiers labels, sans risque : vous ne payez rien tant que vos derniers relevés ne sont pas refaits au centime.

Demander l'accès

Photos Daniel Trylski, RDNE Stock project, Cup of Couple, Khwanchai Phanthong sur Pexels.

Labelmate en une minute

L'app elle-même, sur le label fictif Exemple Records.